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Le Peuple, L’Argent, Les Religieux et Les Politiciens (politiques) Par Ndiawar Diop

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Le Peuple, L'Argent, Les Religieux et Les Politiciens (politiques) Par Ndiawar Diop

Le peuple est souverain, le pouvoir n’est qu’un prêt

Par Ndiawar Diop

Les peuples africains possèdent une sagesse ancestrale qui traverse les siècles. Bien avant les constitutions modernes et les institutions démocratiques, les proverbes rappelaient déjà une vérité fondamentale : aucun dirigeant n’est plus grand que son peuple.

La nation appartient à tous les citoyens. En revanche, les convictions religieuses, les appartenances spirituelles et les croyances traditionnelles relèvent de la sphère personnelle. Dans une démocratie, le rôle d’un responsable politique n’est pas d’exploiter la foi des citoyens, mais de gouverner avec justice, équité et dans l’intérêt général.

À chaque période électorale, les candidats multiplient les visites auprès des chefs religieux, des guides spirituels et des autorités coutumières. Ils sollicitent bénédictions, soutiens et prières, tout en promettant un avenir meilleur. Cette proximité est parfois sincère, mais elle peut aussi relever d’une stratégie politique visant à convaincre le plus grand nombre d’électeurs.

Une fois le pouvoir conquis, nombreux sont les citoyens qui ont le sentiment que les promesses s’effacent progressivement devant les réalités de l’exercice du pouvoir. Les priorités changent, les engagements sont reportés et les préoccupations quotidiennes des populations passent parfois au second plan.

L’histoire politique de plusieurs pays africains montre également que la tentation de modifier les règles du jeu démocratique pour prolonger un mandat n’a jamais totalement disparu. Les débats autour des révisions constitutionnelles, de la limitation des mandats présidentiels ou de l’équilibre des pouvoirs continuent d’alimenter la vie politique sur le continent. Pourtant, la stabilité d’un État repose avant tout sur le respect des institutions et de la volonté populaire.

Un ancien proverbe africain enseigne qu’il est inutile de lutter contre un fleuve en crue. Lorsque la volonté du peuple devient irrésistible, aucune autorité ne peut durablement s’y opposer. Les dirigeants passent, mais les peuples demeurent.

Une autre leçon mérite d’être méditée : les ressources publiques ne sont pas la propriété des gouvernants. Elles appartiennent à la nation tout entière. Chaque franc issu des impôts ou des richesses nationales devrait être géré avec transparence, responsabilité et dans le seul intérêt des citoyens. Là où la bonne gouvernance recule, la corruption trouve souvent un terrain favorable, affaiblissant la confiance entre les institutions et la population.

L’histoire démontre également qu’aucun pouvoir n’est éternel. Lorsque le cours d’une rivière change, le caïman n’a d’autre choix que de suivre son nouveau lit. De la même manière, lorsqu’un peuple décide démocratiquement d’emprunter une nouvelle direction, les responsables politiques doivent respecter ce choix avec humilité.

La véritable grandeur d’un dirigeant ne réside ni dans la durée de son règne ni dans sa capacité à conserver le pouvoir à tout prix. Elle se mesure à son intégrité, au respect de ses engagements, à la qualité des institutions qu’il laisse derrière lui et à l’amélioration concrète des conditions de vie de ses concitoyens.

Les peuples africains disposent aujourd’hui d’une jeunesse instruite, connectée et de plus en plus exigeante. Elle aspire à davantage de transparence, de justice, d’égalité des chances et de bonne gouvernance. Les citoyens ne demandent pas des dirigeants parfaits ; ils attendent des dirigeants responsables, capables de rendre des comptes et de placer l’intérêt de la nation au-dessus des intérêts personnels.

Le pouvoir est une responsabilité.

Il n’est jamais une propriété.

Et la souveraineté appartient toujours au peuple.

Par Ndiawar Diop

Ceci est bon à savoir. C’est une pensée africaine pour les politiciens mais surtout pour le peuple africain lui-même. La nation est à tout le monde, mais la religion est personnelle.

Ne pensez pas qu’ils croient en vos marabouts et autres croyances traditionnelles. Ils y sont seulement parce qu’ils cherchent la majorité. Mais une fois au pouvoir, ils vous oublient royalement.

C’est le moment de tripatouiller la constitution pour rester éternellement au pouvoir et d’oublier que « Si le courant de la rivière (Peuple) est trop fort, il faut parfois renoncer à l’affronter ».

Le mouton noir (l’argent du contribuable) qui manque, et que vous ne parvenez pas à voire durant le jour, vous ne le verrez pas non plus à la nuit tombée (CREI).

Mais malheureusement si le cours d’eau change d’itinéraire, le caïman (le politiciens) est obligé de le suivre.

Pensez-y chers amis, Pensez-y !!!

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