DR NALLA SOCÉ FALL AU CNEPS DE THIÈS : LE PARI DE L’EXCELLENCE SPORTIVE ET DE LA MODERNISATION
Chronique sportive – Par Ndiawar Diop
Dans le sport, certaines nominations ressemblent à un simple changement de banc, tandis que d’autres annoncent le début d’un véritable projet de performance. À la tête du Centre national de l’éducation populaire et sportive (CNEPS) de Thiès, Dr Nalla Socé Fall entend insuffler un nouvel élan à cette institution stratégique de la formation sportive au Sénégal.
Son approche repose sur une conviction fondamentale : le développement du sport ne saurait se limiter aux performances enregistrées sur les terrains. Il commence par la qualité de la formation, le respect des travailleurs, l’amélioration des conditions de vie des étudiants et la mise à disposition d’infrastructures dignes des ambitions d’une nation sportive.
À travers les changements engagés au CNEPS, c’est toute une conception de la gouvernance sportive qui se dessine : celle d’un établissement où l’excellence doit se conjuguer avec la rigueur administrative, la justice sociale et la vision à long terme.
La dignité des travailleurs, premier chantier de la transformation
On mesure souvent la réussite d’un dirigeant à la qualité des bâtiments qu’il rénove ou aux équipements qu’il acquiert. Pourtant, la première richesse d’une institution reste son capital humain.
Sur ce terrain, la direction du Dr Nalla Socé Fall met en avant un chantier particulièrement important : la régularisation de la situation professionnelle de 50 agents non fonctionnaires, dont certains auraient travaillé pendant quinze à vingt-cinq ans sans bénéficier d’un cadre contractuel régulier.
La mise en conformité des contrats, leur validation par l’Inspection du travail de Thiès, ainsi que l’accès aux cotisations sociales auprès de l’IPRES et de la Caisse de sécurité sociale, sans oublier la couverture maladie, constituent des avancées significatives pour les travailleurs concernés.
Cette démarche mérite d’être saluée. Elle rappelle qu’une politique sportive crédible doit également protéger celles et ceux qui assurent quotidiennement le fonctionnement de ses structures. On ne peut prétendre bâtir un centre d’excellence en laissant une partie de son personnel dans la précarité administrative et sociale.
La modernisation véritable commence lorsque les femmes et les hommes qui font vivre une institution retrouvent leur dignité et la sécurité auxquelles ils ont droit.
Des étudiants mieux accompagnés, un investissement dans l’avenir du sport sénégalais
Les étudiants du CNEPS sont au cœur de la mission de l’établissement. Ils représentent les futurs éducateurs physiques, entraîneurs, encadreurs et acteurs du développement sportif national.
L’amélioration de leurs conditions d’études et de séjour constitue donc un investissement direct dans l’avenir du sport sénégalais.
Parmi les mesures annoncées figure le doublement de la bourse, passée de 20 000 à 40 000 francs CFA. À cela s’ajoute une baisse importante de la participation financière demandée aux étudiants pour les repas, ramenée de 1 000 à 200 francs CFA selon les éléments communiqués.
La question de la restauration a également nécessité une mobilisation financière supplémentaire. Grâce à des mécanismes de gestion et d’ingénierie financière, la direction affirme avoir assuré la continuité de ce service au-delà des ressources initialement prévues, tout en prenant en charge des paiements de bourses sur plusieurs mois pour faire face aux difficultés budgétaires.
Ces initiatives témoignent d’une volonté de placer les préoccupations quotidiennes des étudiants au centre de l’action administrative.
Car un étudiant qui dispose de conditions de vie décentes, qui peut se nourrir convenablement et qui bénéficie d’un accompagnement institutionnel adéquat est mieux préparé à réussir sa formation. Dans le domaine sportif, où l’exigence physique et intellectuelle est permanente, cette réalité est encore plus déterminante.
L’équipement des étudiants constitue un autre volet de cette politique. La dotation annoncée comprend sept pièces d’équipement, auxquelles s’ajoutent deux paires de chaussures de sport de qualité. Au-delà de l’aspect matériel, cette mesure participe à l’image d’un établissement qui entend offrir à ses apprenants un environnement de formation plus professionnel.
Des infrastructures rénovées pour une institution à la hauteur de ses ambitions
Un centre de formation sportive ne peut atteindre l’excellence sans disposer d’infrastructures adaptées.
Sur ce point, les travaux engagés au CNEPS concernent plusieurs espaces essentiels à la vie académique et sportive. Les deux pavillons d’hébergement ont fait l’objet de rénovations destinées à améliorer les conditions d’accueil. L’auditorium et les salles de classe ont également été concernés par les travaux de modernisation.
L’acquisition de 400 tables-bancs individuelles et de 400 chaises vise à renforcer les capacités d’accueil pour les enseignements théoriques. Les salles de combat ont, elles aussi, bénéficié d’interventions, accompagnées de l’acquisition de tatamis destinés notamment aux disciplines comme le judo et le karaté.
La réfection des toitures des salles de cours et des espaces de combat, auparavant confrontées à des problèmes d’infiltration, répond à une nécessité aussi simple qu’essentielle : permettre aux étudiants et aux formateurs de travailler dans un environnement fonctionnel et sécurisé.
À ces réalisations s’ajoutent l’acquisition de vingt climatiseurs pour les espaces d’hébergement et les bureaux, ainsi que la dotation des membres de l’administration en matériel informatique.
Pris séparément, ces investissements peuvent paraître techniques. Considérés dans leur ensemble, ils traduisent une ambition plus large : faire du CNEPS un établissement où les conditions matérielles ne constituent plus un obstacle à la qualité de la formation.
La transformation d’un centre sportif ne se décrète pas. Elle se construit, équipement après équipement, salle après salle, avec une vision cohérente et une gestion capable de transformer les ressources disponibles en résultats concrets.
Former plus de 1 300 enseignants : une contribution à l’école et au sport national
L’action du CNEPS ne se limite pas à ses murs. Sa mission de formation contribue directement à renforcer les capacités du système éducatif sénégalais.
Selon les informations communiquées, plus de 1 300 enseignants auraient bénéficié de formations dans le cadre de différents dispositifs, notamment à la suite de recrutements directs, de formations diplômantes et de parcours destinés à des personnels déjà en poste dans les collèges et lycées.
Cette dimension est fondamentale. L’éducation physique et sportive ne doit pas être considérée comme une matière secondaire dans le parcours scolaire. Elle contribue à la santé, à la discipline, à l’esprit d’équipe, au respect des règles et à l’épanouissement des jeunes.
Un pays qui ambitionne de développer le sport de haut niveau doit nécessairement investir dans sa base : les écoles, les enseignants, les éducateurs et les structures de formation.
En contribuant à la qualification des personnels chargés de l’éducation physique et sportive, le CNEPS peut jouer un rôle déterminant dans la détection des talents, la diffusion d’une culture sportive et l’amélioration de l’encadrement des jeunes.
La portée de cette mission dépasse donc largement le nombre de diplômés. Elle concerne la capacité du Sénégal à construire, sur plusieurs générations, un système sportif plus solide et mieux structuré.
Le rêve d’un CNEPS comparable aux grands centres internationaux
Le chantier le plus ambitieux reste peut-être celui de la transformation du CNEPS en un centre de haute performance sportive et d’excellence éducative.
L’objectif évoqué est de rapprocher progressivement l’établissement des standards de grandes structures internationales, telles que l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (INSEP) en France ou les centres américains de préparation sportive de haut niveau, notamment à Colorado Springs.
Une telle perspective mérite une attention particulière des pouvoirs publics.
Le Sénégal possède des talents dans de nombreuses disciplines : athlétisme, football, basketball, lutte, judo, karaté, handball et bien d’autres. Mais le talent seul ne suffit pas. Pour franchir un nouveau palier, les sportifs ont besoin d’un encadrement scientifique, de préparateurs qualifiés, d’installations adaptées, d’un suivi médical, de programmes de performance et de passerelles entre la formation, la recherche et la pratique sportive.
Un CNEPS modernisé pourrait contribuer à réunir ces dimensions dans un même environnement.
La perspective d’une coopération avec la Chine, présentée comme une piste déjà travaillée pour ce projet, constitue également un axe à approfondir. Si elle se concrétise, cette collaboration pourrait ouvrir des possibilités de transfert de compétences, de modernisation des équipements et de développement de programmes spécialisés.
Il faudra naturellement traduire cette ambition en un programme structuré, doté d’un calendrier, de financements identifiés, d’objectifs mesurables et d’une gouvernance durable.
Mais les grandes transformations commencent toujours par une vision. Et celle d’un CNEPS capable de rivaliser avec les références internationales mérite d’être examinée sérieusement par les autorités compétentes.
Un directeur qui n’abandonne pas l’enseignement et la recherche
Un autre élément mérite d’être souligné dans le parcours du Dr Nalla Socé Fall : malgré ses responsabilités de directeur, il affirme continuer à assurer des enseignements à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, de la licence au master, tout en encadrant des étudiants de niveau Master 2.
Cette continuité entre responsabilités administratives, enseignement supérieur et encadrement universitaire témoigne d’un attachement à la transmission des connaissances.
Dans un secteur où la professionnalisation exige une actualisation constante des compétences, le lien entre les institutions de formation, l’université et le terrain sportif est essentiel.
Le Sénégal a besoin de dirigeants capables de gérer, mais aussi de comprendre les réalités pédagogiques, les exigences de la recherche et les besoins des futurs professionnels. La formation sportive moderne ne peut progresser durablement sans cette articulation entre la théorie et la pratique.
Au regard des chantiers engagés et des ambitions affichées, une question se pose désormais : comment garantir que cette dynamique puisse produire tous ses effets ?
La réponse ne devrait pas être uniquement politique ou administrative. Elle doit être fondée sur l’évaluation des résultats, la transparence de la gestion, la qualité du service rendu et la capacité à inscrire les réformes dans la durée.
Lorsqu’un responsable entreprend de réorganiser une institution, de corriger des situations sociales anciennes, d’améliorer les conditions d’études et de préparer une transformation structurelle, il est légitime de lui demander des comptes sur ses résultats. Mais il est tout aussi légitime de lui donner le temps nécessaire pour mener à terme les projets engagés, lorsque les évaluations démontrent leur pertinence.
Changer de dirigeant sans évaluer sérieusement le travail accompli risque de fragiliser les dynamiques en cours. À l’inverse, maintenir un responsable ne doit jamais signifier lui accorder un blanc-seing : la continuité doit s’accompagner d’exigences, d’indicateurs de performance et d’une obligation de résultats.
Le souhait de voir cette dynamique se poursuivre, tel qu’il est exprimé par des étudiants et des acteurs du monde sportif, mérite d’être entendu. Les grandes figures du sport sénégalais, toutes disciplines confondues, ont également un rôle à jouer : celui d’apporter leur expertise, de formuler des propositions et de contribuer à l’évaluation des ambitions annoncées.
Le CNEPS ne doit pas être l’affaire d’un seul directeur. Il doit devenir un projet national, soutenu par l’État, les fédérations, les universités, les entraîneurs, les anciens champions et les étudiants eux-mêmes.
Le CNEPS, un enjeu de souveraineté sportive
Le Sénégal ne peut durablement ambitionner de rayonner sur les scènes continentale et internationale sans renforcer ses propres capacités de formation.
Former nos enseignants, professionnaliser nos encadreurs, améliorer nos infrastructures et préparer nos athlètes dans des conditions dignes des standards internationaux : voilà des objectifs qui dépassent les personnes et les mandats.
Dans cette perspective, le Dr Nalla Socé Fall a l’occasion de contribuer à une évolution importante du CNEPS. Les actions rapportées constituent des signaux encourageants. Elles doivent désormais être consolidées, documentées et évaluées, afin que les progrès annoncés puissent être mesurés et que les ambitions trouvent une traduction durable.
L’État, de son côté, doit accompagner les initiatives crédibles, mobiliser les moyens nécessaires et préserver les compétences lorsque leur action répond effectivement aux besoins de l’institution.
Le sport sénégalais a besoin de vision, de méthode et de continuité. Le CNEPS de Thiès peut devenir l’un des piliers de cette ambition.
Au Dr Nalla Socé Fall revient la responsabilité de poursuivre les réformes, de démontrer leur efficacité et de transformer les projets en résultats durables. Au gouvernement revient celle de juger sur pièces, de soutenir ce qui fonctionne et de donner à l’établissement les moyens de ses ambitions.
Car l’excellence sportive ne se construit ni dans l’improvisation ni dans les ruptures permanentes. Elle se construit par le travail, la compétence, la responsabilité et la continuité des politiques publiques.
Le CNEPS de Thiès a tous les atouts pour devenir un véritable temple du sport sénégalais. L’ambition est claire : former les champions de demain, révéler les talents, renforcer l’encadrement technique et contribuer au rayonnement du Sénégal sur la scène sportive africaine et internationale. Car au-delà des hommes, c’est l’avenir du sport sénégalais qui doit rester au cœur de toutes les ambitions.
Ndiawar Diop
Www.ndiawardiop.com
#toutlemonde #followerseveryone #diomayeprésident #bassiroudiomayediakharfaye #mimitoure #diomayemoysonko #SonkoMoyDiomaye #Bassirou_Diomaye_Faye #OusmaneSonko #ousmanesonkolofficiel #toutlemonde #followerseveryone #diomayeprésident #ndiawardiop #SunuKer #SunuKer #followerseveryone #ALAUNE #followers #federationsenegalaisedefootball #12egainde #fsf #footballsenegal #sadiomaneofficial #SadioMane #SenegalChampion
#ndiawardiop #jawarjobe #toutlemonde #jawarjobe #senegalfootballteam #senegalfootball #sadiomaneofficiel #SadioMane #Senegalchampiondafrique Esperance Sportive























































