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Diomaye mooy Sonko, Sonko mooy Diomaye… jusqu’au jour où chacun découvre la valeur du fauteuil présidentiel. – Par Ndiawar Diop

Diomaye mooy Sonko, Sonko mooy Diomaye… jusqu’au jour où chacun découvre la valeur du fauteuil présidentiel.
– Par Ndiawar Diop

Le duo magique du Pastef découvre le plus vieux piège de la politique : le pouvoir !

Il fut un temps, pas si lointain, où au Sénégal on nous vendait une formule politique presque mystique : « Diomaye mooy Sonko, Sonko mooy Diomaye ».
Une sorte de fraternité révolutionnaire, un duo quasi spirituel, une fusion politique digne des plus grands contes de l’histoire nationale … Ndeyssane !

L’un parlait, l’autre pensait. L’un rêvait, l’autre exécutait. Et surtout, l’un ne pouvait pas exister sans l’autre.
C’était beau. C’était romantique. C’était presque biblique.
Et puis… ils ont gagné le pouvoir, sans préparatifs.
Car dans la politique sénégalaise, il y a deux choses qui changent profondément les hommes : l’opposition… et le fauteuil présidentiel. Et entre les deux, il y a souvent un gouffre.

Au départ pourtant, l’histoire ressemblait à un film héroïque. Empêché de se présenter à l’élection présidentielle de 2024, le leader du Pastef, Ousmane Sonko, sort un joker inattendu de sa manche : son camarade de parti, son fidèle compagnon de lutte devenu son ami, Bassirou Diomaye Faye.
Et là, miracle électoral : en dix jours, dit-on, Diomaye devient président.
Depuis, l’histoire officielle répétée dans les meetings était simple : Sonko a fait élire Diomaye. Et Diomaye ne cessait de rappeler qu’il avait passé dix ans à essayer de faire élire Sonko. C’était une fraternité politique presque légendaire.

Mais voilà que récemment, lors d’une sortie publique, le président Diomaye Faye a commencé à apporter quelques “nuances”. Selon lui, ce n’est pas seulement Sonko qui l’a fait élire. Non non… c’est surtout la coalition Diomaye Président, les alliés, les partenaires, les militants, les dynamiques citoyennes… bref, tout le monde…

Et soudain, la célèbre équation politique commence à perdre quelques lettres :
Diomaye mooy Sonko… mais peut-être pas totalement.
Pendant ce temps, le Premier ministre Sonko, lui, n’a pas l’air d’avoir beaucoup de temps pour les subtilités diplomatiques. Fidèle à son style désormais légendaire, il préfère parfois régler les débats politiques… en direct sur Facebook, Wawaaw sur les réseaux sociaux !
Ne somme nous pas dans l’ère des TELE CI POSS ?

Oui, dans la République du Sénégal, on a inventé une nouvelle institution : le Conseil des ministres Live.
Quand il est contrarié, Sonko se connecte. Quand il veut répondre à ses adversaires, Sonko se connecte. Quand il veut expliquer la marche du pays, Sonko se connecte.
Et parfois, entre deux révélations et quelques secrets d’État qui s’échappent au passage, il rappelle subtilement que le pouvoir appartient avant tout au Pastef.
D’ailleurs, lors d’une récente sortie, il a clairement averti que son parti pourrait même quitter le gouvernement si le président s’écartait de sa vision politique.
Autrement dit : dans cette étrange architecture institutionnelle sénégalaise, le président gouverne… mais sous surveillance politique du Premier ministre.
Une sorte de cohabitation… sans changement de régime.

Les tensions ne sont d’ailleurs plus un secret. Depuis plusieurs mois, la presse sénégalaise parle de divergences sur la gestion de la coalition, les nominations politiques et même certaines orientations économiques. Et pendant que les deux hommes évitent soigneusement l’affrontement direct, leurs partisans respectifs s’occupent du sale boulot sur les réseaux sociaux, dans les plateaux télé et dans les réunions politiques.
Une guerre froide… version sénégalaise, Quoi !
Il faut dire que le décor politique est lui-même un peu particulier. Autour du président Diomaye gravitent aujourd’hui une multitude d’anciens responsables ou sympathisants du régime de Macky Sall.
Ce qui est assez ironique quand on se souvient que beaucoup d’entre eux étaient hier encore les bourreaux politiques déclarés de Sonko.
Mais la politique est une grande école de réconciliation rapide.
Hier adversaires mortels.
Aujourd’hui alliés stratégiques.
Et demain… on verra.
Car au Sénégal, le politicien est un animal fascinant : il possède une capacité rare à changer de couleur selon la température du pouvoir. Un vrai caméléon institutionnel.

Dans le Pastef lui-même, on retrouve aujourd’hui une grande diversité de parcours : anciens du Parti socialiste, du PDS, du PIT, technocrates recyclés, militants fraîchement convertis et une jeunesse politique souvent plus passionnée que formée, sans oublier cette vieille garde de « charognards politiques » qui, incapables de quitter la mangeoire publique, repoussent indéfiniment l’idée de la retraite et trouvant refuge derrière le tonitruant novice en politique, Ousmane Sonko. BEUG LOU YOMB REKK !
Toute une génération persuadée qu’elle va sauver le pays… parfois avant même d’avoir réussi à sauver son propre CV.

Pendant ce temps, le Sénégal traverse des tensions économiques et sociales importantes, avec des protestations étudiantes et des négociations financières délicates liées à la dette publique. MAMAMIA !
Autrement dit : le pays attend des solutions.

Mais le sommet de l’État offre parfois un spectacle digne d’une série politique.
Et au fond, le problème est peut-être simple :
Sonko est pressé.
Diomaye découvre les plaisirs du pouvoir.
Et entre les deux, il y a une question que tout le monde évite de poser trop fort : qui sera le vrai candidat en 2029 ?

Car dans les coulisses, certains murmurent déjà que le président pourrait bien envisager deux mandats.
Ce qui compliquerait légèrement les ambitions du leader charismatique du Pastef.

La sagesse politique voudrait pourtant une chose simple : que Sonko accompagne Diomaye pendant deux mandats, et que le fameux “retour d’ascenseur” se fasse ensuite fraternellement.
Mais à ce rythme, l’ascenseur risque surtout de tomber en panne… entre deux étages du pouvoir.

Et pendant que les stratèges calculent, que les militants s’insultent et que les leaders s’observent, une question flotte dans l’air :
Comment deux frères politiques, qui s’admiraient et se respectaient presque religieusement hier, peuvent-ils aujourd’hui se regarder avec autant de prudence ?

La réponse est peut-être la plus vieille de la politique :
Les révolutions unissent les hommes.
Le pouvoir les sépare.

Et le Sénégal, lui, regarde ce spectacle avec un mélange d’inquiétude, d’ironie et de fatigue.
Pauvre Sénégal !
Mais à la fin Diomaye mooy Sonko, Sonko mooy Diomaye.

Ndiawar Diop Ndiawardiop.com
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