Chronique Actualités La rupture Diomaye-Sonko, chronique d’un divorce politique annoncé ! Par Ndiawar Diop

La rupture Diomaye-Sonko, chronique d’un divorce politique annoncé ! Par Ndiawar Diop

La rupture Diomaye-Sonko, chronique d’un divorce politique annoncé !
Par Ndiawar Diop

Après avoir promis la rupture au peuple, Pastef vient finalement de rompre avec lui-même !
Et oui… au Pastef, la révolution qui a fini par se manger elle-même !

Le fameux slogan « Diomaye mooy Sonko » vient officiellement de mourir. Et ironie du sort : il n’a pas été enterré par l’opposition, mais par ceux-là mêmes qui l’avaient transformé en religion politique nationale.

Après des mois de tensions, de piques, de sous-entendus, de rivalités à peine voilées et de luttes d’ego, le président Bassirou Diomaye Faye a finalement décidé de limoger son Premier ministre Ousmane Sonko. Une décision historique qui confirme ce que beaucoup de Sénégalais avaient déjà compris depuis longtemps : le tandem était devenu ingouvernable.

La vraie question aujourd’hui n’est pas : « Pourquoi Sonko a-t-il été limogé ? » La vraie question est : « Pourquoi Diomaye a-t-il attendu aussi longtemps ? »
Car depuis des mois, le Premier ministre semblait mener sa propre présidence parallèle.
Chaque sortie ressemblait davantage à une démonstration de force qu’à un exercice de solidarité gouvernementale.
Pendant que le chef de l’État tentait de rassurer les partenaires internationaux, de stabiliser l’économie et de redonner une crédibilité diplomatique au Sénégal, Sonko apparaissait souvent comme l’homme chargé de casser la porcelaine après chaque tentative d’apaisement.

Le limogeage n’est donc pas un accident. C’est l’aboutissement logique d’une guerre froide politique devenue impossible à cacher.

À l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko aurait franchi une ligne rouge supplémentaire en affichant publiquement ses divergences avec le président, allant jusqu’à déclarer que « le Président a fait une erreur » et qu’il prenait certaines décisions « sans permission ».
Autrement dit, le Premier ministre parlait déjà comme un rival politique plus que comme un collaborateur institutionnel.

Et pendant ce temps-là, le Sénégal stagnait.
Deux ans de pouvoir. Deux ans de slogans. Deux ans de communication permanente. Deux ans de règlements de comptes politiques.
Mais où sont les transformations promises ?
Où est la rupture annoncée ?
Où sont les investissements massifs ?
Où est l’amélioration concrète du quotidien des Sénégalais ?

Le peuple sénégalais a surtout assisté à un spectacle permanent : tensions internes, divisions, radicalisation du débat public et climat politique toxique.

PASTEF avait promis l’unité nationale. Le résultat aura été une polarisation jamais vue.
Le parti qui se présentait comme un mouvement de libération populaire s’est progressivement transformé en machine à exclusions : soit vous applaudissez, soit vous êtes qualifié d’ennemi du peuple.

Cette logique a profondément fracturé la société sénégalaise. Même au sommet de l’État, les fissures étaient devenues visibles. D’un côté, un président essayant progressivement d’endosser le costume d’homme d’État.
De l’autre, un chef de parti toujours en campagne, toujours dans la confrontation, toujours dans la logique du combat permanent.

Le problème fondamental de Ousmane Sonko est peut-être là : gouverner exige parfois du compromis, alors que lui semble politiquement nourri par le conflit.
Beaucoup de Sénégalais avaient voté pour l’espoir. Ils se retrouvent aujourd’hui avec une coalition explosée, un gouvernement dissous et une économie sous pression.

Quant aux nombreuses spéculations autour de certaines affaires récentes et des arrestations médiatisées évoquées dans les débats publics, aucune preuve officielle n’établit à ce stade un lien direct avec le limogeage du Premier ministre. Mais dans un contexte aussi tendu, chaque événement devient désormais un élément de lecture politique.

Ce qui est certain en revanche, c’est que le Sénégal vient d’entrer dans une nouvelle phase.
Le mythe de l’unité révolutionnaire s’est effondré.
Et beaucoup découvrent aujourd’hui que le véritable adversaire de PASTEF… était peut-être PASTEF lui-même.

Et maintenant, le Sénégal assiste au spectacle le plus ironique de cette séquence politique : ceux qui promettaient d’unir le peuple au nom du “Projet” passent désormais plus de temps à se combattre entre eux qu’à gouverner le pays.
Demain, les anciens compagnons de révolution deviendront probablement des adversaires irréconciliables.

Les conférences de presse remplaceront les meetings d’unité, les révélations remplaceront les slogans, et chacun tentera de convaincre les Sénégalais qu’il était le véritable gardien du “Projet” pendant que l’autre l’aurait trahi.
Pendant ce temps, le peuple, lui, continue d’attendre l’électricité moins chère, les emplois promis, les investissements annoncés et la fameuse souveraineté vendue comme un miracle politique.

Le plus tragique dans cette histoire, c’est que Pastef risque de découvrir trop tard qu’on ne dirige pas durablement une nation avec des hashtags, des foules en colère et des guerres d’ego permanentes.

Car à force de vouloir incarner une révolution, ils auront peut-être simplement offert au Sénégal… une longue crise de gouvernance sous emballage patriotique.
Just Saying !

Par Ndiawar Diop
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