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CAN 2025 : Victoire volée, silence complice; du terrain aux bureaux, voilà comment la Confédération Africaine de Football (CAF) cherche à confisquer la victoire Sénégal sur le Maroc 1-0 ! – par Ndiawar Diop

CAN 2025 : Victoire volée, silence complice; du terrain aux bureaux, voilà comment la Confédération Africaine de Football (CAF) cherche à confisquer la victoire Sénégal sur le Maroc 1-0 !
– par Ndiawar Diop

Il y a des injustices qui passent, et puis il y a celles qui marquent une génération. Ce que vient de faire la Confédération africaine de football n’est pas une simple décision administrative, c’est une fracture. Une fracture entre le terrain et les bureaux, entre la vérité du jeu et les calculs opaques.

Le Sénégal a gagné cette finale. Un but à zéro. Chez l’adversaire. Sous pression. Dans un climat que beaucoup décrivent comme lourd, tendu, déséquilibré.
Ce n’était pas un match facile, ce n’était pas un match neutre, et c’est justement pour cela que cette victoire avait du poids. Elle avait une valeur. Elle avait un sens.
Mais ce sens a été balayé.

Car il faut avoir le courage de dire les choses : cette CAN a laissé un goût amer bien avant la finale. Trop de décisions arbitrales contestées, trop de situations où l’on avait le sentiment que le sifflet penchait toujours du même côté.
Le pénalty sifflé à la 90e minute en finale, au cœur de la tension maximale, n’a fait que cristalliser ce malaise.
Un choix qui a déclenché la colère, la frustration, et des réactions que personne ne souhaite voir dans un stade.
Et c’est là que l’on franchit une ligne dangereuse.

Des supporters sénégalais arrêtés. Dix-huit. Interpellés dans un contexte de contestation. Peu importe la lecture que chacun en fait, une chose est certaine : des citoyens sénégalais se sont retrouvés privés de liberté dans un pays étranger dans le cadre d’un événement sportif. Et cela, à lui seul, aurait dû provoquer une réaction immédiate, ferme, sans ambiguïté de nos autorités.
Mais le silence a dominé.

Et pendant ce temps, les témoignages d’agressions contre des Sénégalais après la rencontre ont circulé.
Des violences. De la peur. Et selon plusieurs informations relayées, un compatriote y aurait même perdu la vie.
Si cela est confirmé, on ne parle plus de débordements, mais d’un drame humain. D’un point de non-retour.

Dans n’importe quel contexte sérieux, cela aurait imposé une pause, une enquête, une prise de responsabilité collective. Mais non. Rien, Touss. Dara. La fête.

La Confédération africaine de football a choisi un autre chemin. Le plus brutal. Le plus incompréhensible. Transformer une victoire acquise sur le terrain en défaite administrative. 3-0. Comme si le match n’avait jamais existé. Comme si les efforts, le but, la résistance, tout cela pouvait être effacé. Pauvre Afrique !

Ce n’est pas seulement une sanction. C’est une négation.
Et dans cette affaire, le rôle du pays organisateur interroge aussi. Accueillir une compétition continentale, ce n’est pas seulement offrir des stades et des infrastructures.
C’est garantir l’équité, la sécurité, le respect de tous.
Quand des incidents graves entourent une rencontre, quand des supporters adverses se sentent en insécurité, quand le climat devient hostile, il ne s’agit plus de football. Il s’agit de responsabilité.

Mais au-delà de tout cela, il y a une autre défaillance, plus douloureuse encore : celle du Sénégal lui-même.

Où était la réaction officielle ?
Où était la voix forte de l’État ?
Où était la diplomatie ?

Dix-huit supporters arrêtés. Des citoyens en difficulté à l’étranger. Une victoire contestée. Et en face, un silence qui résonne comme un abandon. Ce silence n’est pas neutre.
Il envoie un message. Il affaiblit. Il encourage ceux qui testent les limites.

Un pays se respecte aussi dans la manière dont il protège les siens, surtout quand ils sont exposés.
Aujourd’hui, ce qui s’est passé dépasse largement une finale. Ce n’est plus seulement le Sénégal contre une décision. C’est une question de crédibilité pour tout le football africain.
Parce que si le terrain ne décide plus, alors plus rien n’a de valeur.
Si les institutions ne garantissent plus l’équité, alors elles deviennent elles-mêmes le problème.
Le Sénégal a peut-être gagné un match et perdu une décision.
Mais la Confédération africaine de football, elle, est en train de perdre bien plus : la confiance.

Et une fois que cette confiance disparaît, ce n’est pas un score de 3-0 qui la rétablira.
Shame on you!

Par Ndiawar Diop ndiawardiop.com
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