Diomaye vs Sonko: Chef-d’œuvre stratégique ou la querelle la plus rentable de l’histoire politique du Sénégal … et si l’opposition tombait dans le piège parfait ?
– Par Ndiawar Diop
Il se passe au Sénégal quelque chose de fascinant. Une querelle politique d’une intensité spectaculaire, une tension savamment entretenue, des déclarations ambiguës, des silences calculés… et une opinion publique transformée en spectatrice passionnée.
La prétendue brouille entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko ressemble de plus en plus à une pièce de théâtre politique.
Une pièce dont le public sénégalais ignore peut-être encore le scénario final.
Car enfin, posons une question simple: peut-on sérieusement croire que l’homme qui a passé près de dix ans à construire une machine politique pour installer un projet au pouvoir deviendrait, en moins de deux ans, l’ennemi du président qu’il a lui-même porté au sommet de l’État ?
L’histoire récente est pourtant claire. Pendant une décennie, Ousmane Sonko a incarné l’opposition la plus virulente au régime précédent. Pendant une décennie, il a affronté les procès, les interdictions politiques et les tempêtes médiatiques. Et lorsque les circonstances politiques l’ont empêché d’être candidat, il a sorti de son chapeau un nom encore peu connu du grand public : Bassirou Diomaye Faye.
En dix jours de campagne éclair, le Sénégal découvrait ce visage présenté comme la continuité parfaite du projet Pastef. Le slogan était martelé comme un credo :
“Diomaye mooy Sonko, Sonko mooy Diomaye.”
Autrement dit : deux corps, une seule volonté.
Alors comment expliquer qu’à peine installé au palais présidentiel, ce duo fusionnel se transforme soudainement en duel politique ?
Comment croire que Diomaye Faye pourrait se retourner contre celui qui lui a ouvert les portes du pouvoir ?
TE NAKK SERERE DOU WOOR ! me disait l’autre
Et comment imaginer que Sonko, devenu Premier ministre, se lancerait dans une confrontation frontale contre un président qui lui répète publiquement vouloir un Premier ministre fort ?
Il y a là une incohérence politique qui mérite réflexion.
D’autant que, pendant que les analystes débattent de cette prétendue rupture, une autre réalité se dessine silencieusement : l’opposition sénégalaise est en train de se fracturer.
Une partie, historiquement hostile à Sonko, commence déjà à se rapprocher du président Diomaye Faye, perçu comme plus modéré.
Une autre, obsédée par la crainte d’un pouvoir personnel présidentiel, commence à défendre… Sonko.
Résultat : les opposants se divisent pour choisir leur adversaire préféré.
Et pendant ce temps, PASTEF reste au pouvoir dans tous les scénarios.
C’est là que la question devient vertigineuse.
Et si cette So called « guerre » n’était qu’un mirage politique ?
Regardons les séquences récentes : meetings, journées symboliques, rencontres répétées au palais entre les responsables du parti, communications savamment calibrées, déclarations publiques qui entretiennent l’ambiguïté sans jamais franchir la ligne de rupture.
Pris isolément, ces événements semblent ordinaires. Mais assemblés, ils ressemblent étrangement à une chorégraphie politique.
Un pas en avant, un pas en arrière.
Un silence ici, une déclaration là.
Un soupçon de tension… mais jamais l’explosion.
L’histoire politique mondiale regorge de manœuvres de ce type. Sun Tzu, dans L’Art de la guerre, enseignait déjà que la meilleure manière de vaincre un adversaire consiste souvent à semer la confusion dans ses rangs plutôt qu’à l’affronter frontalement.
En politique, ce principe reste d’une efficacité redoutable : lorsque vos adversaires ne savent plus contre qui se battre, ils finissent par se battre entre eux.
Et c’est peut-être exactement ce qui se joue aujourd’hui sous nos yeux.
Car la stratégie serait redoutablement efficace : faire croire à une fracture interne pour attirer l’opposition dans un piège politique. Pendant que certains se rangeraient derrière Diomaye, d’autres derrière Sonko, le résultat final resterait identique : un paysage politique entièrement structuré autour du pouvoir Pastef.
Un jeu à somme gagnante.
On pourrait presque y voir une leçon tirée du vieux maître de la stratégie politique Niccolò Machiavelli, qui écrivait qu’un dirigeant doit être renard pour reconnaître les pièges et lion pour effrayer les loups.
Et si, finalement, le Sénégal assistait à une démonstration moderne de ce principe ?
L’ancien Premier ministre britannique Benjamin Disraeli disait que la politique est « l’art de créer des circonstances que l’on prétend ensuite subir ». Cette formule résume peut-être parfaitement la situation sénégalaise actuelle.
Dans ce théâtre politique, chacun joue son rôle :
les militants s’enflamment,
les adversaires jubilent trop vite,
les analystes dissèquent chaque phrase.
Mais les deux principaux protagonistes, eux, restent curieusement prudents. Pas de rupture officielle. Pas de divorce politique. Pas de véritable fracture institutionnelle.
Juste assez de tension pour alimenter les débats.
Juste assez de brouillard pour désorienter les adversaires.
Ce qui pose une dernière question, peut-être la plus troublante de toutes :
et si, pendant que le pays croit assister à une guerre politique, Diomaye et Sonko étaient simplement en train d’écrire ensemble le troisième acte de leur stratégie de conquête du pouvoir ?
Si tel est le cas, alors le Sénégal ne regarde pas une crise politique. Il regarde une mise en scène.
Et dans ce scénario, une chose est certaine :
les spectateurs peuvent choisir leur camp…
mais à la fin de la pièce, le rideau pourrait bien tomber sur une seule victoire : celle de Pastef.
Ndiawar Diop ndiawardiop.com
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