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Bassirou vire Bassirou: Critiquer le gouvernement sans toucher au Premier ministre: Mission accomplie, poste perdu ! – Par Ndiawar Diop

Bassirou vire Bassirou: Critiquer le gouvernement sans toucher au Premier ministre: Mission accomplie, poste perdu !
– Par Ndiawar Diop

La scène politique sénégalaise ressemble de plus en plus à un théâtre où chacun joue son rôle… sauf quand il s’agit d’assumer les conséquences.
La récente sortie de Bassirou Kébé donne l’impression d’un exercice d’équilibrisme politique presque artistique : dénoncer qu’il n’y a “pas de changement”, critiquer la gestion globale du pays, mais surtout veiller à ne pas froisser le Premier ministre. Une critique avec filtre sélectif, en quelque sorte.
Pendant ce temps, le Sénégal est dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye, avec un gouvernement conduit par Ousmane Sonko, figure centrale du parti au pouvoir Pastef. Mais visiblement, dans certains discours politiques, le gouvernement peut être mauvais… sans que le chef du gouvernement y soit pour quelque chose . Une innovation institutionnelle sénégalaise : la responsabilité sans responsable.
Car enfin, si le gouvernement ne crée pas d’emplois, si les jeunes attendent toujours des perspectives concrètes, si l’économie ne décolle pas comme promis, alors expliquer que le Premier ministre n’y est pour rien relève moins de l’analyse politique que de la gymnastique narrative.
À ce rythme, on finira peut-être par expliquer que les décisions gouvernementales se prennent toutes seules, par génération spontanée.
L’affaire tragique de l’étudiant Amadou Ba a encore accentué ce climat de malaise national. Entre la version officielle du procureur parlant d’une chute et les doutes exprimés par une partie de l’opinion, la confiance envers les institutions se fragilise. Et dans ce contexte, voir des responsables politiques critiquer “le système” tout en protégeant certaines figures du pouvoir donne l’impression que la priorité n’est pas la vérité ou la responsabilité, mais la protection d’un capital politique.
Le plus ironique reste cette tendance de certains sympathisants du pouvoir à pointer du doigt le président tout en présentant le Premier ministre comme une sorte d’observateur extérieur du gouvernement qu’il dirige pourtant. Comme si on pouvait être à la fois au volant et simple passager quand la voiture fonce vers le mur.
Après presque deux ans de pouvoir, le discours de rupture commence à sonner comme une promesse recyclée. Les Sénégalais n’attendaient pas des slogans revisités, mais des résultats visibles. L’emploi des jeunes, le coût de la vie, les réformes structurelles : ce sont des réalités quotidiennes, pas des éléments de communication politique.
Le plus troublant reste cette logique où critiquer le gouvernement devient acceptable… tant que la critique ne remonte pas jusqu’à certaines figures clés. Or, dans n’importe quel système politique sérieux, le chef du gouvernement ne peut pas être décoratif quand tout va bien et invisible quand tout va mal.
Au fond, vouloir faire croire qu’on peut blâmer l’ensemble du système tout en lavant de toute responsabilité celui qui dirige l’action gouvernementale n’est pas seulement incohérent, c’est politiquement dangereux. Parce que les populations peuvent accepter des difficultés. Elles acceptent beaucoup moins l’impression d’être prises pour naïves.
Et peut-être que la vraie question aujourd’hui n’est plus de savoir qui critiquer, mais qui est prêt, enfin, à assumer. Parce qu’un pouvoir qui distribue les mérites et dilue les échecs finit toujours par perdre ce qui lui reste de crédibilité.

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